L’assemblée générale extraordinaire s’est tenue ce mercredi 31 mars dans un hôtelier de la place. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, mais l’un des points essentiels est la mise en place de la commission électorale de l’assemblée Elective du 30 Avril prochain. 
Voici les membres de la Commission Electorale de la FEGUIFOOT qui ont été élus par les membres statutaires.
Président : Aboubacar Koita
Vice- Président : Oumar Bailo Doumbouya
Membres :
– Mme Houleymatou Bah
– Mamadou Sacko
– Alphadjo Diaby
– Moussa Condé
– Makan Konaté
Cette commission chargée de valider les différentes candidatures pour l’échéance d’Avril

Âgée de 19 ans, Aïssatou Dioumo Diallo a été élue Miss Albinos en juin 2019. Elève en classe de Terminale Sciences Sociales, la reine de la beauté albinos, fière de son identité, milite pour le bien-être des albinos en Guinée. Aussi courtoise que courageuse, Aïssatou Dioumo rêve de devenir magistrate et députée pour « pouvoir voter des lois qui auront plus d’impact dans la société ». Elle travaille actuellement sur la création de sa fondation Chic Astou qui aura pour vocation de venir en aide aux enfants. Nous sommes donc allés à la rencontre de cette brave jeune fille. Dans cet entretien, Aïssatou Dioumo nous parle de ses débuts dans ce concours de beauté, de ses activités humanitaires, de ses rêves et de ses objectifs.

Vous avez été élue Miss Albinos 2019. Parlez-nous de ces moments.

« Être miss n’a jamais fait partie de mes ambitions, donc au début, avant l’élection, c’était un peu flippant et dur pour moi. J’étais concentrée sur les répétitions. Au final, c’est une expérience que j’ai fini par adorer parce qu’elle m’a beaucoup enrichie. J’ai appris et j’ai pu partager aussi le peu que je savais pour servir mon entourage sur tous les plans. Ce fut une aventure merveilleuse. »

Est-ce que votre couronne a positivement impacté votre vie ?

« Oui, la couronne a positivement impacté ma vie parce qu’elle m’a apporté un nouveau rang social. D’ailleurs, si aujourd’hui je vous parle, c’est sûrement grâce à cette couronne. Si je n’avais pas été miss, vous ne seriez pas venus me voir (rire). Avec ma couronne, j’ai eu plus d’opportunités d’être active dans la vie sociale. J’ai pu mener des activités en faveur des albinos, des activités communautaires, ça c’est quelque chose de positif. Et aujourd’hui, j’ai une image de personnalité publique. Tout cela représente un impact positif, un plus dans ma vie. Celle que j’étais avant 2019 n’est pas celle que je suis en 2021. »

Pouvez-vous nous parler de vos activités humanitaires ?

« Je menais des activités humanitaires avant d’être miss, mais depuis que je le suis devenue en juin 2019, ça a pris de l’ampleur. Cette même année, j’ai participé à plusieurs activités en partenariat avec des ONG. Je suis membre d’ONG comme l’UBAG, l’Union pour le Bien-être des Albinos en Guinée, dont je suis la secrétaire chargée aux questions de l’enfance. C’est une ONG qui milite pour la protection et la promotion sur tous les plans des personnes atteintes d’albinisme. Elle appartient aussi à un plus large réseau regroupant d’autres ONG.J »

Quelle est votre plus grande réussite ?

« Jusque là, ma plus grande réussite est évidemment ma participation à cette compétition, parce que c’est quelque chose que je n’avais pas prévu. Je ne m’y attendais pas ! J’y suis partie pour servir d’exemple et encourager les gens. Cette élection a changé beaucoup de choses, surtout l’estime que j’avais de moi-même. J’avoue que je n’ai pas directement voulu être miss. Je souhaitais plus montrer aux candidates l’exemple d’une personne qui a confiance en elle et leur dire qu’elles étaient capables d’y arriver. Et voilà, je pense que j’ai réussi à le montrer. Aujourd’hui c’est une source de grande fierté pour moi de voir que sur les réseaux sociaux il y a des filles albinos qui m’écrivent pour me demander comment on fait pour s’affirmer, pour surmonter ses complexes, quelles sont mes astuces beauté et autre. Donc je me dis que ça va, là je commence à atteindre mon but. »

Quels sont vos projets ?

« Il y a d’abord la création de la fondation Chic Astou, qui est déjà en cours. C’est une fondation qui va réaliser des actions communautaires dans plusieurs secteurs et pour les enfants en général, pas seulement les enfants albinos. C’est une façon de montrer qu’être albinos ne veut pas dire se concentrer uniquement sur la cause des albinos. Quand on est albinos, on peut servir dans d’autres domaines. En même temps, il y a une lutte qui nous préoccupe tous vraiment en tant qu’activistes pour la cause des albinos, c’est la mendicité. Alors ce que j’aimerais faire dans les prochaines années, c’est de pouvoir sortir ces enfants-là de la rue, en créant des centres d’insertion, en offrant de l’emploi aux grandes personnes ou en ouvrant des orphelinats, des centre d’accueils. En les scolarisant et surtout en réussissant à sensibiliser les parents à retirer leurs enfants des rues. Les rues en Guinée ici, c’est le soleil… Et le soleil est l’ennemi des albinos. Les protéger de ça, c’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur. »

Qu’avez-vous à dire aux personnes porteuses d’albinisme ?

« Soyez fiers et forts. Vous n’avez pas besoin de vous rabaisser, de demander l’aide à quelqu’un ou de vous victimiser. Être albinos n’est pas une fatalité. Vous pouvez réussir à faire ce que vous voulez, être des médecins, des présidents, des ministres, des ingénieurs, des mécaniciens. Dans la mesure où vous ne subissez plus le soleil, vous êtes égaux aux autres hommes. Donc il n’y a pas à se victimiser ou avoir honte de soi-même, il faut essayer de vous intégrer, et malheureusement ce n’est pas rare de voir des albinos qui s’isolent eux-mêmes… Vous devez avoir confiance en vous, savoir que vous valez quelque chose, que vous pouvez quelque chose… Je leur dirai d’avoir confiance en eux et de se battre pour pouvoir avoir une place digne dans la société. »

Votre plus grand rêve ?

« Mon plus grand rêve, c’est d’être députée, depuis que j’étais au collège. Je me suis orientée en Sciences Sociales pour pouvoir apprendre le droit, afin de devenir juriste et pouvoir mieux défendre les droits de l’Homme. Mais j’ai vu aussi que ce serait aussi important de pouvoir voter les lois pour avoir plus d’impact dans la société. Donc j’aimerais être à la fois juriste et députée. À côté de ça, j’ai toujours voulu aider les jeunes qui finissent d’étudier et qui se retrouvent sans emploi. Donc j’aimerais aussi créer de l’emploi, certainement à travers l’entreprenariat. »

Vos 5 meilleurs artistes guinéens ?

« (Rire) Au Top 1, nous avons Djélikaba Bintou, c’est mon artiste préférée en Guinée. Ensuite Tenin Diawara. Elle est de la nouvelle génération alors je l’aime bien. La troisième place c’est Azaya, il est bien aussi. Ensuite Bébé Baya et enfin Ibro Gnamet. »

Votre mot de la fin ?

« Je suis ravie de pouvoir communiquer avec vous ce soir et de vous partager ce petit quelque chose que j’avais en tête. Merci de m’avoir écoutée. »

Kadiatou Baldé

 

Le chef de département des sports a reçu dans la matinée du mardi 30 Mars une nouvelle structure en charge du football à la base.
La nouvelle académie fondée par le manager du groupe banlieue z’art Abdoul Mbaye a largement présenté le projet FAM, avec une délégation composée de plusieurs techniciens
“Notre ambition, est de permettre aux enfants qui caressent le rêve de devenir de grands footballeurs mais désavantagés, de vivre leur passion si bien-sûr, le talent, la persévérance et de bonnes conduites sont ancrées chez eux”, a précisé Abdou Mbaye.
Quant au ministre des sports Sanoussy Bantama Sow, il revient sur l’objectif de sa mission à la tête du département.
“ma mission est le développerment du sport à la base, la construction des infrastructures sportives et faire en sorte que le sport soit un vecteur de paix mais aussi d’épanouissement de la jeunesse guinéenne”.
La mise en place des académies permettra le développement du football à la base

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), financé par l’Union européenne, a réalisé un atelier sur la logique urbaine dans les villes de Mamou et Faranah du 22 au 27 mars 2021. Les 80 bénéficiaires ont également reçu des équipements afin de leur permettre de développer leur activité.

 

Mise en œuvre par le centre du commerce (ITC), cette activité vise à accompagner et équiper les jeunes entrepreneurs et porteurs de projet dans le Transport et la Logistique. Elle porte sur l’utilisation de son outil diagnostic du « dernier kilomètre », de la formation de coach en appui-logistique et dans l’élaboration de plan de développement logistique en vue d’accompagner les porteurs de projets et entrepreneurs au niveau national.

 

Le secteur de la livraison offre de nombreuses opportunités et constitue un vecteur durable de création d’emploi pour les jeunes guinéens. Les artères des villes en région fourmillent de taxis motos constituant pour la plupart le principal moyen de transport et de livraison dans ces zones. C’est dans cette optique que le programme INTEGRA cherche à professionnaliser ce corps de métier à travers une formation continue sur les concepts et bonnes pratiques dans la logistique urbaine.

 

A l’issue de cette formation, les capacités des PME, entrepreneurs et jeunes chercheurs d’emplois sont renforcées sur le transport, la livraison, le service client, la sécurité ainsi que la communication. Une séance sur le marketing digital a permis de montrer aux bénéficiaires comment booster leur visibilité à travers les canaux digitaux.

 

« Cette formation a été très profitable pour moi. Je me suis rendu compte qu’il n’y a pas d’entreprise qui fait de la livraison à Faranah et donc je compte lancer la mienne suite à cette formation. Je vais me positionner sur la livraison des fruits et légumes au sein de notre agglomération » déclare Mariame Diallo, porteuse de projet et bénéficiaire de l’atelier.

 

Au terme de la formation des équipements de livraison (sacs isothermes) ont été mis à la disposition des bénéficiaires s’associant en coopérative ou freelances ayant montré un intérêt fondamental à faire le métier de la livraison.

 

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Financé par l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

 

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

 

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Avec « Guinea Best Music », nous vous proposons quelques sorties musicales des artistes guinéens

Ans-T Crazy, Khady Diop, Kemo Kanté, Takana, Petit Kandia, One time, Wandjan Dimedi, King Détruit, Straiker, Wada du Game, Steeve One Locks sont entre autres quelques artistes guinéens qui ont balancé des nouveautés musicales tout au long de la semaine.

Kemo Kanté le fils de feu Kerfala Kanté ne compte plus s’arrêter, après la mise en ligne de son clip ‘’Je suis fière’’ dans lequel il magnifie la Guinée il y a un mois, l’artiste vient de dévoiler un nouveau clip intitulé ‘’Yarabie’’. Ce clip dévoilé ce samedi 27 mars 2021 est une chanson d’amour dans laquelle l’artiste use de son talent et de sa voix pour s’imposer.

 

Comme annoncé, le clip vidéo intitulé ‘’Zangalewa’’ de l’artiste Ans-T Crazy en collaboration avec la jeune chanteuse Khady Diop a été dévoilé ce samedi 27 mars 2021 sur YouTube.

 

Comme annoncé, Takana Zion a mis à la disposition de ses fans un tout premier extrait de son album ‘’Human Supremacy’’. Il s’agit de son single intitulé
‘’Dirigeants Aveugles’’ dévoilé ce vendredi 26 mars 2021 sur YouTube dans lequel il dit non au troisième mandat.

« Celui qui se confie en Jah Rastafari ne chancelle point, voici mon nouveau single Dirigeants Aveugles et son clip, premier extrait de mon album Human Supremacy qui sortira le 4 Juin ! Ahhhhh 150/777 ». A écrit l’artiste.

Découvrez le message de l’artiste dans son morceau ci-dessous chanté en français.

 

Comme annoncé, le jeune artiste guinéen Wandjan Dimedi a dévoilé son nouveau clip vidéo intitulé ‘’Aboloka’’. Ce clip qui fait bouger a été réalisé en Côte d’Ivoire.

On vous invite à découvrir le message de l’artiste dans ce nouveau clip disponible sur YouTube.

 

Après l’annulation de son concert dédicace à cause de la pandémie du Coronavirus, l’artiste guinéen au pyjama King Détruit balance un nouveau single. Il s’agit du titre ‘’Tchou Tchou Tchou Danse’’ dans lequel il rend hommage à son danseur Babaly.

 

Dans un clip diffusé sur YouTube, le talentueux artiste guinéen One Time sensibilise contre les violences faites aux femmes. Il s’agit du clip vidéo intitulé ‘’Yandi Wa Dan’’ dans lequel l’auteur de ‘’N’tondi’’ dénonce le viol fait aux mineurs, des mutilations génitales féminines

On vous laisse découvrir son message dans le clip ci-dessous

 

Après la sortie de son single intitulé ‘’Boris’’ il y a quelques mois, l’artiste chanteur à la voix particulière Petit Kandia balance un nouveau titre plein de messages. Il s’agit du single intitulé ‘’Isabari’’ (Pardon) que l’auteur du ‘’Bien’’ a mis à la disposition de ses fans.

 

Le jeune rappeur de la nouvelle génération du rap guinéen Straiker propose à ses fans un nouveau son intitulé ‘’Temps Noir’’

 

Wada Du Game revient aussi avec un nouveau clip « Tortue Pro Max ». Un son dans lequel il magnifie l’artiste Djélikaba Bintou.

Quant à l’artiste Steeve One Locks, il revient avec le titre ‘’Koumi’’. Une inspiration des sons cultes de la musique Guinéenne (Djibrila Soumah, Petit Yero, Espoirs de Coronthie) à découvrir sur YouTube

 

Après la sortie de sa collaboration avec l’artiste JU KEENDO de la Guinée Bissau dans le clip ‘’Rainha Africana’’ il y a deux semaines, Saifond Baldé annonce une nouvelle collaboration. Il s’agit cette fois-ci d’un nouveau featuring avec l’artiste Jizzle de la Gambie. Le clip intitulé ‘’Djiwo Labadho’’ (Belle fille) sera disponible ce mercredi 31 mars sur YouTube.

« Hello la famille nous débutons la semaine avec la sortie du clip #Djiwo__labadhö en feat avec #Jizzle de la Gambie ce 31 mars 2021. Je vous souhaite un excellent début de semaine en compagnie de mon dernier clip disponible sur ce lien ». A annoncé l’artiste sur sa page facebook.

En attendant la sortie du clip on vous invite à découvrir un petit extrait de la chanson.

 

 

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Le Syli national n’avait besoin que d’une victoire pour assurer sa première place du groupe A devant les aigles du Mali, mais c’est désormais une chose qui n’arrivera une défaite de 2-1.
Cet après-midi au stade Sam Nujoma de Windhoek, les warriors se sont imposés 2-1 face aux hommes de Didier Six. C’est le Syli national qui marque le premier but du match à la 17min par Mamadou Kané. Ensuite, le capitaine Shalulilet à la 47min avant la fin de la première période et aggrave le score à la 78min.
Le Syli national s’incline mais se qualifie pour la prochaine coupe d’Afrique des nations prévues au Cameroun 2022.
La Guinée joue cet après-midi midi dans l’optique d’obtenir la première place du groupe A contre les warriors de la Namibie. Ce match de la 6ème journée est prévu à 13h GMT au Stade Sam Nujoma de Windhoek.
Pour ce match, l’entraîneur du Syli national aligne 6 joueurs locaux aux côtés de Kamso Mara
Voici le 11 de départ de la Guinée
Gardien
16- Moussa Camara
Défenseurs
4- Ibrahima Sory Doumbouya
5- Mohamed Kalil Traoré
3- Mohamed Bangoura
20-  Naby Camara
Milieux
23- Kamso Mara (capitaine)
14- Ibrahima Camara
19- Mamadou Kane
Attaquants
10- Morlaye Sylla
7- Moustapha Kouyaté
9- Yady Bangoura

Le jeune rappeur Maxime BK, évoluant dans la maison de production ‘’welden Prod’’ était notre invité dans les locaux de Rarili News. Auteur des clips ‘’Khalice’’ ou encore ‘’Ko men Bandi’’ en featuring avec Tati Tati, des titres qui ont été bien accueillis par le public, Maxim BK a récemment balancé un autre clip intitulé ‘’Ko Diantoun’’ qui cartonne actuellement. Dans cet entretien, le rappeur nous détaille le contenu de sa nouvelle œuvre, livre ses début dans sa carrière musicale en passant pour son projet d’album.

Ton nouveau son s’intitule ‘’Ko Diantoun’’, pourquoi ce titre ?

« Ko Diantou c’est un concept qui signifie en poular “rien que la paix”. Je n’ai pas fait ce choix par hasard, avant j’ai fait trois projets, on a clippé le son Khalice qui est un projet rap, on est revenu avec Tati Tati en featuring. Après j’ai décidé de sortir un projet qui va être un pont entre les deux projets précédents. Du coup c’est une façon pour moi de de dire que j’arrive encore en paix avec une tranquillité dans la tête et qu’il y a d’autres projets qui viennent dans le futur ».

Tu dis que tu arrives en paix, par contre on dirait un coup d’Etat quand tu dis : “Avant moi il n’y avait personne que tu me valides ou pas, fuck le capitanat j’ai brulé le brassard”, qu’en dirais-tu ?

« Non pas un coup d’Etat, déjà ça c’est un truc que je dis depuis le départ en 2013, je dis qu’avant moi il n’y avait personne et moi je pense que jusque-là je suis en train de le prouver, parce que rares sont ceux qui peuvent tenir 5 ans dans le Game et qu’on continue toujours de parler d’eux. Les autres ils ont commencé ça ne fait même pas deux ans et du coup mois je sais qu’avant moi il n’y avait personne à travers tout ce que je suis en train de faire jusque-là. Pour moi je n’ai pas encore fait 40% du travail. ».

Dans ton nouveau son tu chantes en Français, Poular, Soussous et Malinké avec des sonorités purement traditionnelles, comme la flûte, est-ce une stratégie musicale ?

« Ben oui c’est une stratégie musicale et c’est une façon d’authentifier le rap. Moi je trouve que c’est un truc qui nous manque beaucoup ici. Quand on prend les autres pays, le Sénégal par exemple, ils font tout pour valoriser leur culture et de mettre en avant leurs sonorités en fait. Je pense que dans le rap aujourd’hui, on ne le fait pas assez chez nous et c’est un truc très important. Pour moi c’est une façon de vendre notre culture encore plus à l’international ».

Est-ce que tu t’inspires aussi d’autres artistes ?

« Malheureusement non, vu que je n’écoute meme pas trop la musique. Si je vous dis que ça fait entre deux-trois ans que je ne connais pas c’est quoi l’actualité musicale, un artiste peut sortir il cartonne et tout mais je ne le connais pas. Parce qu’aujourd’hui ça aussi c’est une erreur, à force d’écouter une personne, tu risques d’emprunter soit des flows, soit des punchlines et moi j’ai envie d’être très très authentique, très spécial sortir des trucs qui viennent de moi-même ».

Vos commentaires tu t’es lancé dans la musique ?

« Par amour, par ce que c’est un truc que j’aime, je sais aussi que c’est mon talent, c’est quelque chose qui est innée en nous qui dort en nous et qu’on peut travailler afin de ressortir nos potentialités. J’ai commencé par écrire des scénarios, je suis très passionné par l’écriture, mais à l’époque je le faisais en cachette parce que ce n’était pas facile. Tu ne peux pas venir un bon jour dire à Maman ou Papa je veux faire de la musique. Du coup j’écrivais des petits trucs je faisais des enregistrements dans un ordinateur, on a lâché les sons les gens ont écouté après j’ai eu un bon retour. C’est ce qui m’a le plus encouragé à foncer ».

Ça été quoi le déclic avec les parents ?

« Le papa était très énervé quand il l’a appris parce que mon père est strict il n’y a que les études et le coran qui les intéresse, du coup quand il l’a appris, il était très remonté contre moi, mais vous savez nos daronnes elles sont là pour nous. C’est Maman qui l’a un peu apaisé. Après il dit écoute je ne suis pas contre le fait que tu sois rappeur mais il ne faut pas que tu lâches les études au profit de la musique. Après ne change pas reste toi-même. Pas de cigarettes, pas d’alcool pas de bêtises, si tu fais ça on est tranquilles ».

Tu as un projet d’album ?

« Oui j’ai un projet d’album. J’ai eu à travailler dessus durant presque deux ans. C’est quand j’ai signé avec Welden, on a élaboré une feuille de route j’ai déjà travaillé sur le track list, tous les titres sont faits, on est en train de travailler sur les featurings des grands artistes nationaux et internationaux. Je crois que ça va certainement sortir dans l’année 2021 Inshaallah ».

Avec quel artiste rappeur guinéen voudrais-tu faire un featuring sur le plan national et international ?

« Déjà vu que j’ai fait avec Djanii, plusieurs de la nouvelle génération, à moins que ça ne soit les anciens peut être Phadouba, Masta G. A l’international, j’ai déjà Didi B dans mes viseurs, Niro, suspect 95 », …

Redécouvrez son dernier clip

 

Kadiatou Baldé