À la rencontre d’Adra, lauréat du prix du festival international du film sur la migration

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Adra, lauréat du prix du festival international du film sur la migration

Diallo Abdourahamane et « Adra » pour les intimes, est l’un des heureux bénéficiaires du prix du festival international du film sur la migration. Ses camarades et lui, ont remporté le 1er prix grâce à leur court métrage intitulé « Une vie incertaine », un film inspiré de son parcours en tant que migrant de retour. Adra est membre de l’OGLMI et volontaire Migrant as Messenger (MaM). C’est un jeune de 28 ans  diplômé en licence informatique en 2016 à l’université de Labé. Marié et père d’un enfant, aujourd’hui Adra fait du cinéma grâce à l’appui de l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM). Rarili News est parti à sa rencontre pour recueillir ses impressions…

Comment êtes-vous arrivé à faire du cinéma ?

Avant de faire l’université, j’avais déjà ce projet en tête. Mais après l’université j’ai fait la migration irrégulière. Je suis parti en Algérie, au Maroc après tout ça je suis revenu en Guinée. Grâce à l’OIM j’ai suivi des formations dans le domaine du cinéma et dans le domaine de la photographie… Je fais de la photo, la vidéo et en même temps du montage. C’est de là qu’est née l’idée pour moi de faire le cinéma. Parce qu’avant, les moyens me manquaient, même si je voulais faire le cinéma je ne pouvais pas. Aujourd’hui grâce à l’aide de l’OIM, mes amis et moi on était au nombre de 30, moi j’ai choisi de faire le cinéma et ils m’ont appuyé.

Vous avez gagné le 1er prix du concours, quel sentiment cela vous procure-t-il ?

Je suis très content. Sur les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest plus l’Afrique Centrale, tous les volontaires MaM ont postulé. Ici en Guinée, c’est Diarra qui a eu l’idée de faire ce genre de film. Parce que nous on avait une idée mais ça ne partait pas dans ce sens. Il nous a motivé et nous a encouragé de produire un court métrage en s’inspirant de l’histoire de quelqu’un parmi nous.

Donc on s’est servi de mon vécu, une partie de mon histoire pour écrire le scénario pour ce film. C’est nous même qui avons filmé et fait le montage grâce aux volontaires MaM. C’est avant hier qu’ils ont donné les résultats et on a gagné le 1er prix, donc nous sommes contents.

Vous avez parlé de Diarra…c’est qui Diarra ?

Diarra c’est le secrétaire général de l’OGLMI et aussi un volontaire MaM.

Une vie incertaine
Une vie incertaine

Quelles sont vos difficultés dans le domaine du cinéma ?

Nous ne sommes pas des professionnels, nous ne sommes que des amateurs dans ce domaine. Tout d’abord, on a pas fait de grandes formations en Cinéma. C’est donc notre principale difficulté. Ensuite, nous n’avons pas les moyens matériels et financiers. Nous voulons que l’état et les institutions nous accompagnent. Ce que nous voulons aujourd’hui c’est des formations et surtout le matos (matériel). Nous voulons donc être un jour des professionnels car on a senti que ça marche bien. Le cinéma est un secteur prometteur.

Quelles sont vos perspectives pour l’avenir ?

Premièrement, je veux être un grand photographe : c’est ma passion. Après ça je veux être un grand cadre pour la Guinée.

Comptez-vous produire un nouveau film ?

Oui ! C’est déjà en cours de production… mais c’est pas facile parce qu’on manque de matériel. Surtout avec la prise de son, si tu n’a pas de bon matos c’est pas facile de capter du bon son. Mais quand-même on a des personnes motivées qui nous proposent des choses pour réaliser ce film.

Quel est votre mot de la fin ?

J’aimerais encourager la jeunesse guinéenne. Vous d’abord ce que vous faites c’est une bonne chose : donner la parole à la jeunesse. Ensuite, dire à la jeunesse guinéenne d’augmenter son courage et qu’un jour ça va changer. Ceux qui sont dans les écoles doivent continuer les cours et ceux qui font des métiers doivent augmenter de courage !

 

 

Alpha Oumar Baldé

 

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