Suspendu pour 12 mois de toute activité liée au football, le portier camerounais de l’Ajax soupçonné d’avoir intentionnellement ingéré des produits dopants a vu sa suspension, initialement prévue à un an, réduite à 9 mois.
 
Cette suspension qui a débuté le 4 février dernier prendra fin le 3 novembre prochain, ce qui lui permettra de disputer la CAN 2021 avec son équipe nationale (Cameroun) à domicile au début de l’année prochaine et reprendre les entrainements avec son club.

Georginio Wijnaldum, le milieu de terrain néerlandais qui n’a pas souhaité renouveler son contrat avec Liverpool, s’est engagé pour 3 saisons avec le club parisien et devient ainsi la première recrue estivale de Mauricio Pochettino.
 
Il était longtemps pisté par le Barça mais finalement c’est du côté de la capitale française qu’il évoluera à la fin de l’Euro 2020, qui démarre demain.

Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour de la réunion ordinaire du Comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football, qui s’est tenue ce mercredi 9 juin au siège de l’Institution, sous la conduite du Président Antonio Souaré.
 
Les membres du Comité exécutif, ayant pris acte du contenu du dernier courrier de la FIFA demandant l’arrêt de toute activité liée au processus électoral, ont longuement échangé sur le sujet.
 
Ils ont aussi évoqué les dispositions à prendre pour l’accueil des membres de la mission conjointe FIFA-CAF attendue à Conakry avant la fin de ce mois de juin.
 
La désignation du club féminin devant représenter la Guinée lors des éliminatoires de la Ligue des Champions de la Zone A au Cap-Vert était également au centre des débats.
 
À cet effet, les membres de la réunion ont décidé d’organiser rapidement un match d’appui entre le Horoya AC et JT Kamsar, en collaboration avec la Ligue Guinéenne de Football Féminin, pour déterminer le représentant du pays à cette compétition.
 
La participation des clubs guinéens aux Interclubs de la CAF était également à l’ordre du jour de la réunion.
 
Les membres du Comité exécutif ont souligné la nécessité pour les prochains représentants du pays en campagne africaine de respecter scrupuleusement les conditions posées par la CAF pour l’obtention de la Licence Club, qui est une obligation pour participer aux Interclubs (Ligue des Champions et Coupe de la Confédération).
 
Enfin, s’agissant du regroupement du Syli National en Turquie, la réunion a apprécié les bons résultats obtenus par la Guinée face à la Turquie et au Kosovo, tout en regrettant la défaite surprise enregistrée contre le Togo.

La Cour d’appel a rejeté l’appel de la Fédération Guinéenne de Football à l’encontre de l’ancien président de la Feguifoot, Salifou Super V Camara, d’Ibrahima Blasco Barry, d’Aboubacar Morthon Soumah et d’Aly Camara.
 
Il faut rappeler que concernant une autre poursuite, pour délit d’abus de confiance non constitué, une décision avait été rendue en novembre 2020 par le TPI de Kaloum.
 
Cette fois-ci, la Cour a solidairement condamné Antonio Souaré et la FeguiFoot au paiement de 500 millions de francs guinéens, soit 50 mille dollars US, pour la réparation des préjudices causés aux prévenus.
 
La Fédération Guinéenne de Football à l’ère d’Antonio Souaré perd de nouveau dans un procès.

La lutte traditionnelle connaît une ascension dans le pays depuis quelques années. Cette discipline réunit plusieurs braves, civils et militaires. Cette activité sportive propre aux réalités du continent africain a été confondue autrefois avec la lutte gréco-latine, mais la différence se situe sur les critères de victoire et les interdits.
 
Pour mieux nous imprégner de ce sport, nous avons rencontré Mamadou Bobo Sow, secrétaire général de l’association des lutteurs traditionnels, qui nous a fait des confidences sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
 
“Notre difficulté s’explique par des manques de moyens financiers. Comment payer les primes des lutteurs, des arbitres et celles liées aux trophées ? Comment s’assurer du paiement des cotisations annuelles au niveau de notre instance ? Notre président a une société de gardiennage et les moyens de s’en acquitter, et les athlètes de leur côté essayent aussi de les payer, même si c’est 25.000 GNF par mois. Cela nous permet d’avoir des frais de fonctionnement, sans oublier que nous les dirigeants payons aussi 100 à 200.000 GNF par mois.”
 
Le prochain congrès électif de la Fédération de Lutte est prévu au mois de décembre prochain. Mais avant cette grande échéance, le bureau actuel compte mener des activités pour le bien des lutteurs.
 
“Lors de la dernière rencontre à Kindia, nous avons rencontré le Ministre des Sports et son département de planification pour leur présenter nos requêtes. Si nous parvenons à avoir les moyens nécessaires, je crois que nous serons en mesure de mener deux activités importantes, à savoir le championnat national et le congrès.”
 
Poursuivant son intervention, le secrétaire général de la Fédération Guinéenne de Lutte nous mentionne une autre préoccupation du bureau : comment l’ambassadrice guinéenne de la lutte va défendre le pays sur le tapis lors des Jeux Olympiques ?
 
“Depuis les années 70, l’époque de gloire du Hafia, le pays se fait représenter par une lutteuse, Mamadama Camara. Notre objectif est de bien la préparer à ce grand événement de sport. Le directeur national des sports avait aussi évoqué le cas d’une autre fille qui fait du taekwondo. Ce soutien fera du bien au pays.”
 
Pour l’instant, cette Fédération en manque de subventions ne compte que sur les cotisations des athlètes et de ses dirigeants pour mener ses activités annuelles.

L’un des plus récents albums de reggae, Human Supremacy (du légendaire Takana Zion) est sorti ce week-end. Sur une note cette fois-ci carrément sociologique, nous avons cherché à en savoir plus sur le Mouvement Rasta de Guinée (MOURAG), qui va bientôt fêter ses 30 ans.
 

 
Quand et pourquoi le MOURAG a -t- il été créé ?
Merci Sista pour vos questions. Le MOURAG a été fondé en 1992 par mon grand Youla, qui vit actuellement au Sénégal et que je salue ! L’objectif était de créer un mouvement rasta en Guinée et promouvoir la musique reggae, la doctrine et la civilisation des rastafaryans. À l’époque, le rasta n’était pas du tout bienvenu en Guinée.
 
Une fois qu’on te voyait avec des locks, on te prenait pour un étranger (rires), un Ghanéen ou un Léonais. À l’époque, il n’y avait pas beaucoup de rastamen en Guinée. Dans un quartier, tu ne pouvais en voir qu’un seul… On s’est donc retrouvés et on a décidé de créer le Mouvement des Rastas de Guinée… On s’est dit , “MOURAG dicobi mouna” (ndlr: au MOURAG, il n’y a pas de mauvais fils).
 
Parmi nous, il y avait des chanteurs de reggae, des musiciens mais aussi d’autres qui se retrouvaient dans le mouvement. L’objectif était non seulement de promouvoir la musique reggae que l’on créait, mais aussi la doctrine et la civilisation rastafaryan. C’était ça.
 
Comment est-ce que vous avez adopté cette philosophie rasta ?
On ne devient pas rasta. Dans les conditions normales, on est rasta. Mais c’est au fur et à mesure que tu grandis, toi qui es né rasta, que tu adoptes cette philosophie rasta. Soit tu l’adoptes, soit tu déroutes. Quand on dit rasta, c’est étrange pour certaines personnes.
 
Rasta, c’est un mot qui a été abrégé.
 
So what is rasta ? R-, A-, ST-, A-… Real African Stand Always. Le Réel Africain Arrêté pour l’Eternité. Il revient alors à tout un chacun d’adopter cette philosophie ou de ne pas le faire. Celui qui est arrêté pour l’Eternité, il est arrêté pour qui ? Dieu ! Le Créateur des Cieux et de la Terre. Le Propriétaire de l’univers. Celui qui est l’Unique dans son Unicité. Allah subhana wa ta’ala. C’est ça. Donc un vrai rasta, c’est un homme qui a la foi en Dieu. Qui adore l’Unique Dieu. Qui loue Allah. Qui se prosterne pour Dieu. C’est ça, un rasta.
 
Voilà. Donc ce n’est pas du tout difficile [ndlr: à comprendre]. Mais ce sont les gens qui voient ça autrement. Parce que dans la philosophie rastafaryan, la première des choses, c’est “to believe in God”, de croire en Dieu. Ensuite, “to know there’s only one God”, c’est-à-dire savoir qu’il n’y a que l’Unique Dieu, ça c’est la deuxième. Troisièmement, de n’adorer que Dieu. “You have to “belove” God”. Il faut être une personne qui a l’amour de Dieu en soi. Quatrième. D’aimer ton prochain comme tu t’aimes toi-même. Cinquième, tout ce que tu gagnes, tu le partages avec les amis qui sont autour de toi.
 
Vous voyez un peu. Donc c’est comme ça que c’est parti. On a adopté ça et ceux qui ne comprenaient pas ont finalement compris. Et ceux qui n’étaient pas là, ils sont venus. Être rasta, ça ne demande pas une religion. Ça demande une civilisation, une doctrine simple. Voilà Sista, c’est ça.
 
Quels sont les projets du MOURAG pour la Guinée dans les années à venir ?
Avant de parler de nos objectifs pour les 10 ans, 20 ans à venir… Permettez-moi un retour dans le temps. Durant les années Lansana Conté, et ensuite avec Alpha Condé et Tidiane Cissé comme Ministre de l’Agriculture, on leur a présenté un projet. Un projet de festivités, d’art, d’agriculture, … C’était bien ficelé… Un projet dont l’objectif était que l’on nous donne un espace à transformer en village rasta, avec un orphelinat, une école pour les orphelins et en même temps, faire de l’agriculture et de l’élevage.
 
Il faut essayer de faire de l’agriculture pour nourrir notre pays. Quand on a des espaces à cultiver, on sème du riz. Du manioc, du maïs… Et tout est produit en Guinée et consommé en Guinée. Des amis kenyans, jamaïcains, guinéens d’ici et de l’extérieur, étaient venus pour concrétiser ce projet. Il l’avait poussé [ndlr: le Ministre de l’Agriculture de l’époque]. Dieu a fait qu’il est décédé. Paix à son âme. Parallèlement, nous avions organisé une Marche de la Paix, une initiative pour l’assainissement, etc. Tout cela a très bien marché, c’était bien parti. Jusqu’à présent, nous travaillons à reproduire ces initiatives et d’autres projets. Dieu est grand, c’est en cours. On est en train de travailler.
 
Ce que vous avez mentionné nous rappelle un projet qui a été mené à bien au Bénin et au Ghana (allocation d’hectares, création d’écoles ou de coopératives rasta, etc). C’est un plaisir d’en apprendre plus à ce sujet. Avez-vous un dernier mot pour Rarili News ?
Le plaisir est partagé. Je suis très content aussi. S’il y a une dernière chose à dire, ç’aurait été pour te rappeler ce que j’ai dit précédemment. Être rasta, selon moi, ça ne demande pas une religion. Ça demande juste une doctrine et une civilisation, et un mode de vie dans la plus grande simplicité. Moi-même qui te parle, je suis un musulman convaincu et pratiquant – j’étais en train de prier quand tu m’as écrit. Et quand on s’est rencontrés chez Levi [ndlr: Takana Zion], pendant le mois de Ramadan passé, il m’a dit : « Ah grand, je sais que vous êtes à jeun. »
 

 
Il sait que quand on parle de la philosophie rasta, on n’a pas à discuter. Nous savons que nous sommes nés musulmans. Un rasta, c’est un musulman. C’est ce que je voulais vous dire. Et dès que tu vois la philosophie d’un rasta, une fois qu’il te parle, tu as vu un musulman humble, qu’il soit pratiquant ou pas. Donc c’est ça.
 
Comme vous le voyez chez Takana [ndlr: Zion City à Coyah], cet endroit est au bord de l’eau et il fait bon y rester. Nous sommes plusieurs à avoir des domaines que nous sommes en train d’emménager, petit à petit, sur fonds propres. J’ai moi-même commencé et chez moi il y a une petite maison. À côté, il y a des palmiers et des espaces où mes enfants font des petits trucs, où ils font du naturel. Et enfin, des plages où s’asseoir tranquille. Un endroit où il fait bon vivre.

Après une première période très pauvre en occasions et marquée par des erreurs techniques incalculables dans l’aire de jeu, les 2 équipes se quittent sur un score nul de 0-0.
 
À la reprise de la seconde période, les hommes de Six prennent le jeu à leur compte et sont récompensés par un joli centre de Pa Konaté, qui trouve la tête de l’attaquant du joueur du TP Mazembé Moustapha Kouyaté : c’est l’ouverture du score ! 5 minutes plus tard, Martinez Kanté sur une action individuelle obtient un penalty qu’il va transformer à la 65ème minute.
 
Dans les arrêts de jeu, les Kosovars ont réduit le score sur une mauvaise communication entre Aly Keita et sa défense. Score final : 2-1.
 

 
Après 3 matchs disputés en Turquie, le Syli national arrache sa première victoire, les deux précédents matchs s’étant soldés par un nul et une défaite.

À quelques heures du coup d’envoi de cette troisième rencontre du Syli national de Guinée dans le cadre des journées FIFA contre le Kosovo, l’entraîneur français Didier Six impose à nouveau un système de 4-4-2 avec une titularisation de son gardien Aly Keita et de l’attaquant Kante Martinez.

GARDIEN
1- ALY KEITA
DÉFENSEURS
13- MOHAMED ALI CAMARA
5- SAIDOU SOW
6- ABDOULAYE CISSÉ
2- PA KONATÉ
MILIEUX
19- MAMADOU KANE
4- FLORENTIN POGBA
12- IBRAHIMA SORY CONTÉ “MAIBRA”
10- MORLAYE SYLLA
ATTAQUANTS
9- JOSÉ MARTINEZ KANTÉ
17- MOUSTAPHA KOUYATÉ
 
Le coup d’envoi prévu à 14H GMT en Turquie.