Entreprenariat | Manéah au cœur de la fabrique de briques artisanales 

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La confection de briques artisanales, ‘’briques cuites’’ conçues à base d’argile en période de saison sèche, est l’une des activités phares de plusieurs jeunes au chômage résidant dans la localité de Manéah (préfecture de Coyah).

C’est suite à ce constat que Rarili News s’est rendu le week-end dernier au secteur de Tafory pour interroger un natif de la localité, qui s’est largement exprimé sur cette activité.

Ibrahima Sory Camara nous a rappelé que cette activité de confection de briques artisanales remonte à plus de 40 ans. C’est en observant leurs parents que les jeunes de la localité se sont lancés dans ce commerce pour pouvoir joindre les bouts.

« Ce travail nous est très favorable parce que quand nous finissons de brûler ces briques-là, leur rendement nous permet de faire face à plusieurs problèmes dont nous souffrons. Auparavant, on vendait ces briques à 300 GNF mais actuellement nous les vendons à 1500 GNF.

Au départ il n’y avait pas assez d’intérêt pour cette activité. Maintenant, nous faisons plus de recettes. Quand le prix des briques en moule, les briques ordinaires, augmente, nous aussi nous rehaussons notre prix », soutient-il.

S’agissant des maux qui minent cette pratique, notre interlocuteur a précisé qu’ils sont confrontés à plusieurs difficultés :

« Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés dans cette activité sont entre autres le problème de fagots. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il nous faut des moyens financiers pour pouvoir atteindre nos objectifs. Des fois, nous sommes obligés d’aller en pleine brousse à la recherche de bois.

Après cela, il nous faut les transporter en bordure de route. Ensuite, nous les mettons dans une voiture dont nous payons les frais de déplacement pour que le colis arrive à destination », ajoute-t-il.

Par ailleurs, Ibrahima Sory a également signalé qu’avant ils n’achetaient pas la terre d’argile avec laquelle ils conçoivent ces briques, parce qu’ils s’en procuraient dans leur localité.

« Mais présentement tel n’est pas le cas. Nous sommes obligés d’aller sur d’autres domaines pour creuser l’argile puis nous payons les frais de transport jusqu’ici. Nous payons le chargement d’un pick-up plein d’argile à 100.000 GNF.

En ce qui concerne la confection, nous payons des enfants, qui viennent nous assister pour le mélange de la terre d’argile avec de l’eau, à 80.000 GNF pour 1000 briques.

Une fois les briques séchées, nous procédons au montage du four que vous voyez ici, sous forme de pyramide, qui comporte des canaux. À cela s’ajoute la dernière étape, qui consiste à charger le four de fagots. Puis nous y mettons le feu pour une durée de 24 heures au maximum », explique-t-il.

Pour clore, M. Camara a lancé un appel aux nouvelles autorités afin de venir en aide aux jeunes de Coyah car, dit-il, malgré le fait qu’ils soient dans une zone industrielle, la majeure partie des gens de la localité ne profitent pas de l’employabilité de ces industries.

« Vu que nous sommes au chômage, nous sommes engagés à pratiquer cette activité pour relever certains défis », laisse-t-il entendre.

Reportage réalisé par Alpha Keita

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