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Créée depuis 2017 avec un projet d’une boutique et d’une marque, Anènè est devenue de nos jours, un carrefour pour la jeune génération guinéenne. Anènè qui signifie du ‘’nouveau’’ est une marque de vêtements (T-shirt, chemise, jean, pantalon, baskets, jacket) pour hommes et femmes, créée par des jeunes guinéens qui élargissent leurs activités à travers la culture. Avec à son sein deux boutiques en Guinée et des agents commerciaux un peu partout dans le monde, la marque a su se faire une place mais aussi s’imposer par sa qualité, et sa particularité à apporter un plus dans le développement de la musique urbaine guinéenne.  Nous sommes allés à la rencontre de Monsieur Niangadou Amadou co-fondateur des boutiques Anènè, qui nous parle de la marque, de ses débuts, de ses ambitions à aider la culture guinéenne, mais aussi des projets à venir.

Les habits Anènè sont-ils fabriqués à l’extérieur ?

« On ne fabrique pas forcément tous nos habits à l’extérieur, il y a tantôt des éléments qu’on commande parce qu’on n’a pas tous les moyens il n’y a pas d’usine ici, mais on se bat pour fabriquer ici. On fait des créations nous mêmes, on fait du bogolan, on a commencé à coudre des vêtements ici même c’est-à-dire avec des broderies, avec la marque Anènè. On a des tailleurs avec nous qui travaillent dans notre petite fabrique à notre appartement, on a un directeur artistique Mohamed Camara »,

Aujourd’hui Anènè est une marque portée par plusieurs artistes qu’est-ce cela vous apporte ?

« C’est le moment de remercier les artistes qui sont en partenariat avec nous, il en y a plusieurs aujourd’hui en Guinée et hors de la Guinée il faut le signaler. Ils nous apportent assez de visibilité parce qu’avec ces artistes-là qui vendent la marque Anènè par exemple Azaya et sa femme, Maxim Bk, Jupiter Davibe, Antoine Flingo, Djanii Alpha qui nous a beaucoup lancé récemment dans son titre ‘’Arafat’’ et qui est en train de continuer le combat pour nous parce que ce combat n’est pas seulement pour Anènè. Ce sont les artistes qui sont en train de valoriser ce que nous avons ici c’est-à-dire la marque qui est pour toute la jeunesse guinéenne. Aujourd’hui nous voulons nous imposer sur la scène internationale. Donc en terme de visibilité les artistes apportent beaucoup à la marque Anènè ».

Vous vous êtes fait une grande place dans ce milieu. Quelles sont vos stratégies ?

« A part les stratégies d’abord, je vais revenir un peu en arrière, nous faisons du coaching, nous recevons pas mal de jeunes qui viennent vers nous qui ont envie d’entreprendre mais qui n’ont pas assez d’expérience. Alors, on a décidé de mettre notre expertise à leur disposition pour les aider à construire leurs business. Alors, autant vous dire qu’il n’y a rien de sorcier tout s’apprend. Je pense qu’il faut savoir que nous nous formons à la base entre nous avec les expériences que nous avons, nous nous formons en ligne aussi parce que nous savons que, la plupart des jeunes sont tout le temps et fréquemment en ligne, c’est la raison pour laquelle nous conseillons tous les jeunes à ne pas juste être juste sur Facebook ou Instagram à regarder les choses passées. On peut aussi se former en ligne c’est ça notre secret surtout. On a aussi vu l’importance du digital c’est ce qui nous motive beaucoup aujourd’hui car nous faisons beaucoup de vente sur Facebook et Instagram. Un autre secret aussi c’est le temps. Si Anènè est connue aujourd’hui c’est parce que nous accordons assez de temps à notre business et nous croyons en ce que nous faisons.

 La marque est-elle consommée à l’extérieur ?

« Nous avons mis toute une stratégie là-dessus comme vous pouvez le remarquer, nous avons des agents un peu partout dans le monde s’il faut le dire comme ça en Europe par exemple c’est très fréquent de voir Anènè, aux États-Unis la même chose, dans les pays asiatiques aussi. Pour la plupart c’est des gens qui nous contacte qui trouvent que le projet est intéressant, donc on signe des partenariats avec eux. Et les gens ont la possibilité de passer leurs commandes à travers nos boutiques via les réseaux sociaux. Nous avons aussi des artistes partenaires à l’extérieur c’est le cas du groupe Kif no beat de la Côte d’Ivoire, Didi B, avec Elone, De Versailles qui cartonnent beaucoup ».

Il y’a des gens qui disent que vos vêtements sont trop chers. Quelle est votre réponse ?

« En fait, on est venu avec l’idée du projet, on a un objectif, et je pense que s’il faut grandir, il faut aller sur les marges de ses objectifs. C’est vrai qu’il faut écouter les gens sur ce côté-là, comme quoi il y a des articles qui coûtent chers. Mais je tiens à vous dire que nous sommes venus pour changer la done et cela ne veut pas forcément dire qu’il faut avoir des prix exorbitants mais il faut avoir des choses originales aussi il faut que les gens chez nous arrêtent de commander les articles ailleurs. Si vous commandez ailleurs ça coûte extrêmement cher. Tout ce que nous amenons c’est original et tout ce qui est bon n’est pas forcément moins cher. On n’a pas peur de cela parce qu’on a confiance en notre qualité, ceux qui viennent vers nous reviennent toujours et nous espérons que ça va continuer comme ça »

Quels sont vos projets ?

« Donner une image à la culture guinéenne, implanter les boutique Anènè un peu partout en Guinée, sortir au-delà de la Guinée, nous avons visé la Sierra Leone, le Sénégal, la Mali et la Côte d’Ivoire pour le moment. Nous sommes sur le projet du site qui sera bientôt livré à nos clients qui va permettre directement aux gens de passer leurs commandes sans devoir appeler. Bientôt nous allons apparaître sur la scène de la musique en France avec les artistes, nous avons déjà signé un partenariat avec deux jeunes guinéens qui vivent en France et qui vont représenter carrément Anènè au niveau de l’Europe »

Vos commentaires voyez-vous Anènè dans 5 ans ?

« Dans 5 ans, je vois Anènè comme étant la plus grande marque en Afrique. Pas seulement en Afrique de l’ouest. Nous voulons que le monde entier parle de Anènè, nous voulons que les gens arrêtent de parler des autres marques en Guinée surtout et être premiers sur la scène en Afrique ».

Un message pour la jeunesse guinéenne.

« Pour réussir il faut être sérieux, avoir un objectif, se mettre à la tâche et toujours oser. Il faut que les jeunes arrêtent de penser que si on n’a pas de financement on ne peut pas travailler. Je remercie le site Rarili News pour l’intérêt que vous portez à ce projet et grand merci aussi à nos partenaires et artistes ».

 

Kadiatou Baldé

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