26 Oct 2020
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« Match du Rire » édition 2020 : Al Souaré « Il prend de la graine et chaque année il essaye de murir et de grandir… »

Après l’annulation de l’événement humoristique « le match du rire » en avril dernier suite à la pandémie du covid 19, la structure Nord Sud Communication relance la 3 ème édition de l’évènement prévu les 25 et 26 décembre prochain au Palm Camayenne et au Palais.

Le « Match du Rire » va réunir plusieurs grands humoristes guinéens, ivoiriens, maliens ou encore rwandais. Dans le cadre de la relance de cette 3ème édition, Al Souaré, le Manager Général de l’agence « Nord Sud Communication » nous en dit plus sur l’évènement. Il a répondu à quelques une de nos questions :

 

Des nouveautés pour cette 3ème édition du Match du Rire ?

« Des nouveautés oui. Dans ce programme il y’avait déjà de la nouveauté, c’est juste que vu qu’on n’était pas situé de savoir si on allait le faire cette année, et qu’on allait pas lever les mesures restrictives qui empêchaient les uns et les autres de pouvoir regrouper des gens, faire des spectacles,  c’est donc resté en suspens et on s’est dit de terminer l’année avec le spectacle. Il y’a déjà de la nouveauté dedans, c’est plusieurs pays qui participent dont le Mali, le Rwanda, la Guinée, la Cote d’Ivoire et on est en train d’élargir petit à petit l’évènement. Il prend de la graine et chaque année il essaye de murir et de grandir ».

De nouveaux talents guinéens non connus du grand public ?

« Oui chaque année on découvre. Raison pour laquelle on organise depuis la deuxième édition, un « Masterclasse » et au cours de ce « Masterclasse » on a découvert des talents parce qu’ils sont très bien organisés dans ce secteur. Il y a des écuries, Sow Pedro, Mamadou Thug, ils ont tous des jeunes qu’ils entretiennent. Et nous on les a découvert lors du ‘’Indépendance One Man Show’’ le 2 octobre 2019. On a découvert des talents comme le jeune Thierno Mamou que moi même j’ai personnellement remarqué. Il n’était même pas sur la fiche, il était une simple personne invitée mais j’ai été séduit par sa prestation au Palais des sports du 28 septembre et l’année qui a suivi j’ai dit à Mamadou Thug qui est son producteur, que je voulais Thierno Mamou sur le projet que c’était un petit que je découvrais. Je ne savais pas qu’il existait d’ailleurs et qu’il était dans ce milieu. Voilà on essayera chaque année de donner la chance à des jeunes de se frotter aux grands du continent qui viendront une fois par an, de pouvoir aussi faire valoir leurs talents et pourquoi pas demain l’exporter ».

Quelle stratégie allez-vous mettre en place pour la promo de ces talents ?

« C’est leur donner des scènes où ils pourront faire valoir leur talent, pas qu’aux quartiers, mais devant un grand public qui va les juger, les aduler, les adorer. Ils vont grandir comme ça et c’est le cas pour pas mal d’humoriste que je n’ai pas besoin de citer ici qui se sont fait valider par la scène. Il faut déjà se faire valider par le public et ce n’est pas tout le monde qui vient sur la scène du match du rire, il faut vraiment avoir les compétences. Parce que nous sommes très rigoureux dans les choix des humoristes. Donc si vous n’avez vraiment pas le talent et les compétences, c’est pas sûr que vous puissiez participer au match du rire un jour ».

Quel a été l’impact du Covid-19 suite au report de votre événement

« Une grosse perte financière et comme toutes autres structures évoluant en Guinée, en Afrique et dans le monde. Mais bon comme vous l’avez constaté, l’Etat a essayé d’alléger un peu la souffrance, et nous aussi nous nous sommes préparés parce que nous savons dans l’année nous organisons deux, trois à quatre spectacles, mais malheureusement cette année nous n’avons pu faire qu’un seul spectacle le 14 février à l’occasion de la Saint Valentin. Donc on est dans la dynamique on ne se décourage pas car c’est un cas indépendant de toute volonté, donc on essaye de relancer et de repartir avec les mesures restrictives qui ne vont pas aussi nous faciliter la tâche. Par exemple quand on sait que le Palais du peuple fera 1800 places, on est donc obligé de diminuer 300 places dans notre budget, parce que simplement on doit libérer des places vides pour respecter la distanciation sociale. Mais on se dit qu’il faut le faire pour une jeunesse qui est restée longtemps stressée par cette pandémie de 7 à 8 mois dans la psychose avec des morts qu’on a connues. Je profite de l’occasion pour présenter mes condoléances à toutes les familles qui ont perdu des personnes durant cette pandémie ».

« Le public a besoin de se divertir parce que le rire est thérapeutique, il soigne. Donc quelques soient les risques, ou ce que cela va nous couter, on veut faire plaisir au public, si tout va bien et si tout est stable au pays; parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’on est aussi en période électorale et qui dit élection dit ‘’forcément période de crise’’.

 

Kadiatou Baldé

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