9 Mar 2021
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Queen’s Interview / Maimouna Diallo « Miss Guinée Atlanta 2016 » : « Il faut que les femmes se battent sans compter sur les hommes »

MISS GUINEE ATLANTA

Elue Miss Guinée Atlanta 2016, Maïmouna Diallo aussi appelée Mouna Princesse âgée de 26 ans est étudiante en Master en Education et travaille aussi dans une garderie aux USA. Née en Guinée, Maïmouna a regagné le pays de l’Oncle Sam où elle a grandi. En 2016, elle remporte la couronne au concours de beauté́ Miss Guinée Atlanta 2016, avec pour thème ‘‘la scolarisation de la jeune fille’’. C’est après ce grand exploit plein d’ardeur et de courage qu’elle décide de revenir à la source, son pays d’origine la Guinée. Après un constat sur les conditions de vie des femmes et des enfants en Guinée, elle crée son ONG (DEFAH) Droit de l’Enfant et de la Femme dans l’Action Humanitaire. Au-delà d’être fondatrice de cette ONG, Mouna est aussi productrice et Manager d’un groupe d’artistes Guinéens. Elle a accepté de répondre à nos questions.  Ainsi elle nous parle de son ONG, ses activités, son amour pour les plus enfants et laisse un message à toutes les femmes.

 

Tu es la présidente de l’ONG DEFAH-Guinea , parle-nous de cette ONG.

« J’ai eu l’idée de créer cette ONG quand j’étais en Guinée en 2016. J’ai comparé les conditions de vie des enfants et femmes Américains et ceux de la Guinée, j’ai décidé de créer cette ONG pour défendre l’enfant et la femme, les orphelins dans l’éducation, la santé, les violences faites aux femmes. On essaie d’initier des cours pour leur dispenser afin qu’ils connaissent leurs droits et devoirs. Avec mon équipe nous nous sommes fait pour vocation d’apporter de l’aide aux tous petits, ceux à qui la vie n’a pas fait de cadeau (les orphelins) en les accompagnants sur tous les plans.

 DEFAH-GUINEE a déjà fait assez d’activités en faveur des enfants orphelins et femmes violentées. Depuis qu’on a créé cette ONG, au mois de ramadan 2018, on a fait cinq communes et 2 orphelinats à Conakry et un orphelinat que mon ONG soutient. J’ai participé aux activités de France Volontaires en octobre 2018, la journée internationale des volontaires PNUD (Volontaires des Nations Unies. En décembre 2018 j’ai fait des dons lors de la journée des orphelins à la Blue zone. Les dons qu’on fait sont composés d’aliments, de fournitures, de vêtements et souvent d’argent ».

Parle-nous un peu de tes débuts dans les actions humanitaires.

« Ça a commencé en 2016, mais quand même j’ai grandi dans l’humanitaire j’ai appris avec mon père (que son âme repose en paix). A la création de mon ONG, il était la première personne à m’encourager. Il m’a dit si réellement tu veux le faire il faut le faire parce que tu veux aider tu le fais pour Dieu tu ne le fais pas pour quelqu’un ou pour être populaire pour que tout le monde parle de toi. Le début n’a pas été aussi facile mais par la Grâce de Dieu on a pu faire beaucoup de choses et on a réussi à changer la vie de plusieurs enfants orphelins ».

Tu effectues des déplacements à chaque fois en Guinée, as-tu d’autres projets en Guinée à part ton ONG ?

« Je pars très souvent en Guinée, la dernière fois c’était en septembre 2018. J’ai effectué des déplacements à l’intérieur du pays. A part être fondatrice de mon ONG et marraine d’un orphelinat et une ONG, je suis aussi dans le showbiz. Je suis Manager et productrice. Je manage le groupe Team RG , on a commencé à travailler ensemble en 2018, on a fait deux clips, et là on prépare d’autres choses pour cette année. Avant d’embrasser le métier de manager, j’étais simplement promotrice, j’ai aidé beaucoup d’artistes spécialement les talents cachés, la nouvelle génération. Je ne suis pas boss ou riche, mais la chance et les opportunités que j’ai eues j’ai cette envie d’aider, de les pousser vers l’avant ».

Quel message as-tu à transmettre à toutes les filles qui désirent se lancer dans les concours de beauté ?

« A toutes les filles qui veulent se lancer dans les concours de beauté, je leur dirais qu’il faut avoir une plateforme, un objectif et savoir que ce n’est pas seulement pendant ton mandat qu’il faut venir dire des choses. Parce que je connais beaucoup de Miss en Guinée durant leur mandat elles disent qu’elles ont des projets, mais après leur mandat, elles ne font rien. Donc pendant et après le mandat il faut continuer tes projets et tes objectifs, Il faut pousser et savoir que les enfants là compte sur nous, donc nous sommes leurs voix, il faut être battante et continuer le combat ».

 Quelle est ta source d’inspiration et ton modèle de réussite ?

« Ma mère est ma source d’inspiration et mon modèle de réussite. Elle n’a pas eu la chance d’aller à l’école ou avoir une éducation mais elle a poussé ses enfants, nous sommes 6. Donc elle nous a poussé à avoir une éducation, elle était toujours là pour nous, c’est une femme forte qui a traversé beaucoup de choses dans sa vie mais elle n’abandonne jamais. J’ai grandi en voyant une femme battante qui n’avait pas de limite quand il s’agissait du bien-être de ses enfants. Je n’oublie pas mon père qui a d’ailleurs été mon exemple, car, m’investir dans l’humanitaire, je tiens cela de lui. Durant toute sa vie, il s’est dévoué aux autres ».

Un mot pour toutes les femmes ?

« Je voudrais dire à toutes les femmes que, comme les hommes, elles peuvent faire de belles choses, si elles se battent, si elles travaillent dur pour leur émancipation et leur développement, leur indépendance intellectuelle et économique. Il faut que les femmes et les filles se mettent debout sans compter sur aucun homme et se dire que si elles veulent réussir, elles ne doivent compter que sur elles-mêmes ».

Pour finir ?

« D’abord, je dis un grand merci au site culturel Rarili news de m’avoir accordé cette interview, merci à toute l’équipe. Ensuite, je dis un très grand merci à mes parents, à maman de m’avoir permis de voir le jour et à mon père qui n’est plus dans ce monde je le porterais toujours dans mon cœur, à toutes ces personnes qui ont toujours été là pour me soutenir moralement, financièrement et techniquement dans mon combat qui n’est autre que de me battre pour la cause des enfants qui n’ont pas eu la même chance que moi car ils n’ont pas choisi cette situation ».

 

Kadiatou Baldé

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