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Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, à travers l’appui technique et financier de l’UNICEF, a lancé vendredi 7 janvier 2022 à Conakry, la campagne de vaccination contre le tétanos maternel et néonatal.

L’objectif  s’inscrit dans la logique de la promotion des accouchements sains avec des soins adéquats du cordon ombilical.

C’est dans ce cadre que notre reporter a effectué ce mardi 11 janvier 2022, au lycée Kipé, une visite de terrain pour comprendre le déroulé de ce processus de vaccination.

Interrogé à nos micros, Younoussa  Camara, secouriste volontaire pour la croix rouge et mobilisateur pour  la campagne de vaccination contre le tétanos néonatal, a fait savoir que cette campagne de vaccination contre le tétanos néonatal a été lancée vendredi dernier et qu’elle devrait s’étendre sur une durée de 5 jours.

Selon lui, l’objectif de cette campagne c’est de vacciner les filles et femmes, âgées de 15 à 49 ans :

« C’est-à-dire toutes les femmes ou filles qui peuvent engendrer.  On a remarqué du côté des hôpitaux, des cliniques et  des différents centres de santé, qu’au niveau des naissances, la majeure partie des bébés grandissent avec le tétanos et que ses effets réagissent à bas-âge. Voilà d’où est venue l’initiative de cette campagne de vaccination », explique-t-il.

Pour notre interlocuteur, le constat est parti du fait que les parents ont remarqué que leurs  bébés tombaient malades souvent, ils s’interrogeaient car ceux-ci présentaient des vertiges, des crises fréquentes, et ils confondaient ça avec le paludisme grave.  C’est pourquoi le gouvernement, à travers les structures sanitaires du pays, a jugé nécessaire de faire vacciner toutes les filles ou femmes contre le tétanos maternel et néonatal.

S’agissant des données sur les personnes vaccinées au cours de ces derniers jours, M. Camara a indiqué que chaque équipe a ses données, et qu’ils ont l’obligation de vacciner au minimum 200 femmes ou filles par jour.

Si nous faisons allusion à ça, du premier jour (le 7 janvier)  jusqu’à maintenant,  nous atteignons toujours cet objectif  de 200 personnes vaccinées. Comme vous pouvez le remarquer, nous sommes au lycée Kipé, dans la commune de Ratoma, et la mobilisation est de taille parce qu’ici nous accueillons les personnes venant de différents quartiers. C’est dans ce cadre que nous avons jugé nécessaire de se rendre dans cet établissement étant donné que c’est notre dernier jour par rapport à cette campagne de vaccination », précise-t-il.

Pour clore, Younoussa a lancé un appel aux femmes et aux filles qui s’abstiennent de se faire vacciner, dans le but de les encourager et les pousser à venir vers leurs différents points locaux. Parce que selon lui, pour obliger une personne à faire quelque chose, il faut lui montrer l’importance de cette chose. Donc si les personnes concernées connaissent l’importance de ce vaccin, elles viendront vers eux. C’est-à-dire que si elles connaissent les méfaits du tétanos, elles seront obligées de venir se faire vacciner.

Je sais bien que ce n’est pas facile de convaincre nos populations. Malgré les différentes épidémies qui ont affecté notre pays, comme l’Ebola et la Covid19, ça a toujours été difficile de faire vacciner nos populations.  Nous rencontrons toujours des difficultés sur le terrain mais cela n’empêche pas que nous continuons à faire notre travail. C’est dans ce soucis que je lance un appel à ceux qui n’ont pas pu se faire vacciner, c’est le dernier jour. Il se peut que la campagne de vaccination se prolonge mais, qu’elles se précipitent afin qu’elles aient leur dernière dose », conclut-il.

 

Alpha Kéïta            

 

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