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La lutte traditionnelle connaît une ascension dans le pays depuis quelques années. Cette discipline réunit plusieurs braves, civils et militaires. Cette activité sportive propre aux réalités du continent africain a été confondue autrefois avec la lutte gréco-latine, mais la différence se situe sur les critères de victoire et les interdits.
 
Pour mieux nous imprégner de ce sport, nous avons rencontré Mamadou Bobo Sow, secrétaire général de l’association des lutteurs traditionnels, qui nous a fait des confidences sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
 
“Notre difficulté s’explique par des manques de moyens financiers. Comment payer les primes des lutteurs, des arbitres et celles liées aux trophées ? Comment s’assurer du paiement des cotisations annuelles au niveau de notre instance ? Notre président a une société de gardiennage et les moyens de s’en acquitter, et les athlètes de leur côté essayent aussi de les payer, même si c’est 25.000 GNF par mois. Cela nous permet d’avoir des frais de fonctionnement, sans oublier que nous les dirigeants payons aussi 100 à 200.000 GNF par mois.”
 
Le prochain congrès électif de la Fédération de Lutte est prévu au mois de décembre prochain. Mais avant cette grande échéance, le bureau actuel compte mener des activités pour le bien des lutteurs.
 
“Lors de la dernière rencontre à Kindia, nous avons rencontré le Ministre des Sports et son département de planification pour leur présenter nos requêtes. Si nous parvenons à avoir les moyens nécessaires, je crois que nous serons en mesure de mener deux activités importantes, à savoir le championnat national et le congrès.”
 
Poursuivant son intervention, le secrétaire général de la Fédération Guinéenne de Lutte nous mentionne une autre préoccupation du bureau : comment l’ambassadrice guinéenne de la lutte va défendre le pays sur le tapis lors des Jeux Olympiques ?
 
“Depuis les années 70, l’époque de gloire du Hafia, le pays se fait représenter par une lutteuse, Mamadama Camara. Notre objectif est de bien la préparer à ce grand événement de sport. Le directeur national des sports avait aussi évoqué le cas d’une autre fille qui fait du taekwondo. Ce soutien fera du bien au pays.”
 
Pour l’instant, cette Fédération en manque de subventions ne compte que sur les cotisations des athlètes et de ses dirigeants pour mener ses activités annuelles.

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