La Confédération Africaine de Football (CAF) fêtera sa 33ème grande messe, au Cameroun, du 9 Janvier au 6 février prochain. Face à cette grande célébration, l’arrêt des compétitions locales est sollicité auprès des championnats africains.

La Guinée qui joue et organise un championnat national, appelé la Ligue Guinéenne de Football Professionnel, invite les présidents et responsables de clubs de ligue 1 et 2, à une trêve d’un mois, allant du 9 janvier au 9 février 2022.

Voici la lettre de la LGFP

A travers un communiqué adressé à l’Association Européenne des Clubs (ECA), la CAF a annoncé accorder aux clubs européens de garder les internationaux africains jusqu’au 3 janvier prochain.

La CAF avait demandé la libération des joueurs devant participer à la compétition, deux semaines avant le début de la CAN, prévu pour le 9 janvier 2022.
C’est un soulagement pour les clubs anglais, espagnols et français, qui ont des matchs de championnat et de coupe prévus au début du mois de janvier.

« La date de libération officielle exécutoire pour les compétitions est le 27 décembre 2021. La CAF a décidé que pour les joueurs ayant des matchs officiels de club entre le 27 décembre 2021 et 3 janvier 2022, les associations membres participantes doivent être informées que ces joueurs peuvent rester avec leurs clubs pour participer à ces matchs et être libérés après le dernier match de cette période», peut-on lire dans le courrier de la confédération.
Cette décision de la CAF n’est pas du goût de plusieurs sélectionneurs africains qui craignent que les joueurs ne se blessent ou ne soient déclarés positif à la COVID-19.

Pour Kaba Diawara « cela montre surtout qu’ils ne respectent pas l’Afrique ! C’est malheureux à dire mais c’est la vérité. Ce n’est pas notre faute à nous, sélections africaines, si la FIFA et la CAF s’amusent à déplacer la CAN à chaque fois (la dernière édition a eu lieu en Egypte en juin-juillet 2019). Honnêtement, je dirais même que c’est du foutage de gueule… »

Aliou Cissé du Sénégal a quand à lui ajouter : « Aujourd’hui j’ai plus envie de débattre sur la libération des joueurs. Cela concerne tout le temps les africains, il faut que ça cesse , il faut que les clubs respectent notre football, notre confédération, qu’ils comprennent que nous sommes 54 nations et que nous avons notre mot à dire dans ce football international. Quand il s’agit des Brésiliens, des Européens, il n’y a jamais de problème de libération, mais quand il s’agit de l’Afrique, il y’a toujours des entraineurs qui m’appellent pour me dire, est-ce qu’ils peuvent jouer le premier match et ne pas jouer le deuxième, mais on est où ? il faut qu’on nous respecte… »

À moins de quatre semaines du coup d’envoi du plus grand événement sportif d’Afrique, la Coupe d’Afrique des Nations Total Energies au Cameroun, le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba, a noté les progrès réalisés mais a également exhorté tout le monde à travailler sans relâche, afin de s’assurer que tout soit en place pour le match d’ouverture le 09 janvier 2022.

Mosengo-Omba est actuellement au Cameroun afin de rejoindre l’équipe de la CAF, déjà sur place, pour travailler avec le comité d’organisation local et le gouvernement camerounais dans la livraison de l’événement.

Hier, il a tenu plusieurs réunions dont une avec le ministre des Sports, le professeur Narcise Mouelle Kombi et le ministre de la santé publique Manaouda Malachie.

Suite à une directive du président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe a initié des discussions avec le gouvernement camerounais sur l’approche sanitaire et les protocoles Covid19 à tenir lors de la Coupe d’Afrique des Nations. La rencontre entre la CAF et le ministère de la Santé a permis d’aplanir un certain nombre de points relatifs à la compétition. . La CAF et le gouvernement camerounais sont parvenus à un terrain d’entente sur l’approche de la compétition de janvier. Les détails et les résultats de ces discussions seront révélés plus tard dans la semaine.

Mosengo-Omba a également passé plusieurs heures au stade Olembe où il a rencontré l’équipe travaillant au stade.

« Les réunions étaient importantes pour obtenir un niveau de compréhension sur l’état de préparation au Cameroun. Il y a beaucoup de travail qui est fait. Il faut continuer sur la même lancée. Nous ne pouvons pas nous reposer. Nous devons travailler 24 heures sur 24. Je ne me repose pas, le COL ne peut pas se reposer. La CAF ne peut pas se reposer. Tout le monde doit se joindre aux efforts. Nous voulons voir une grande Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies ici au Cameroun en janvier de l’année prochaine », a-t-il déclaré.

« Ensemble avec le ministre des Sports, nous avons discuté de toutes les questions en suspens et de la voie à suivre. »

Pour la première fois dans l’histoire des préparatifs de la CAN et, pour apporter le meilleur soutien possible aux hôtes, la CAF a ouvert un bureau à Yaoundé, au Cameroun, en liaison directe avec le COL.

« Nous avons mis le meilleur système de soutien pour cette compétition. Au cours des derniers mois, notre bureau du Caire ainsi que le bureau de Yaoundé ont travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement camerounais et le COL pour s’assurer que nous créons les meilleures conditions possibles pour les visiteurs. Nous travaillons actuellement sur un certain nombre d’aspects, notamment assurer le déplacement des 24 équipes participantes, des partenaires commerciaux et des autres parties prenantes venant au Cameroun », a-t-il déclaré.

S’il a noté certains domaines qui nécessitent encore une attention avant la semaine d’ouverture de la compétition, le secrétaire général de la CAF reste optimiste.

Mosengo-Omba a déclaré : “Il y a beaucoup de progrès dans la plupart des questions opérationnelles et il y a un travail qui est actuellement fait jour et nuit par le pays hôte, le Cameroun, pour s’assurer que toutes les installations pour les équipes sont prêtes. Nous connaissons l’effort colossal que chacun déploie dans le cadre de la touche finale sur le terrain. Nous voyons ces progrès, nous reconnaissons ces progrès”.

La CAF a suscité beaucoup d’intérêt de la part des organisations médiatiques à l’échelle mondiale. Jusqu’à présent, la CAF a reçu 2110 candidatures médiatiques de 59 pays – réaffirmant une fois de plus le statut du tournoi et son attrait mondial.

Cellule de Communication de la CAF

Compte tenu de la propagation du nouveau variant de la COVID-19, Omicron, et de la pression de certains clubs de la première League, la CAF réfléchit à la possibilité d’annuler la CAN, initialement prévue en janvier 2022 au Cameroun.
Selon les informations de nos confrères de RMC Sport, l’instance dirigeante du football africain est en pleine réflexion pour savoir s’il y a lieu ou non d’annuler la compétition.

Il est vrai que la CAF doit faire face aux pressions exercées par les clubs anglais.
En effet, le Royaume-Uni est durement touché par la nouvelle vague de la COVID-19 et les clubs font tout pour pouvoir garder leurs joueurs sur le territoire anglais.

En effet, chaque départ pour la CAN augmente les risques de contagion mais surtout, chaque départ de joueur est synonyme de période d’isolement à effectuer lors de son retour au Royaume-Uni.
Pour l’instant aucune décision n’a encore été transmise aux différentes sélections mais il se pourrait bien que la CAN soit finalement annulée.
A suivre…

Point de confusion à ce sujet : la défunte Fédération s’en est allée avec ses membres. Désormais, aucun d’entre eux ne se trouve dans l’une des commissions de la FIFA et de la CAF. Pourtant, à son arrivée, il y avait au moins 6 Guinéens dans ces différentes commissions. Heureusement, un Guinéen vient d’être retenu dans la commission médias de la CAF. Il s’agit de Tanou Diallo, qui sera parmi les officiers médias de l’institution footballistique continentale de la CAN au Cameroun.

Le Bureau du Conseil de la FIFA a décidé de nommer un comité de normalisation pour la Fédération Guinéenne de Football à la suite de plusieurs irrégularités survenues dans le cadre de sa procédure électorale. Afin de s’assurer que la FGF puisse organiser des élections justes et transparentes et aussi regagner la confiance de toutes les parties prenantes du football guinéen, le mandat du comité de normalisation inclut les tâches suivantes : – gérer les affaires courantes de la FGF ; – déterminer, en coopération avec l’administration de la FIFA, si des dispositions spécifiques des statuts ou du code électoral de la FGF doivent être amendées en vue de la procédure électorale ; – s’assurer que les nouveaux membres ds commissions électorales et de recours électora et, le cas échéant, des organes soient nommés par le congrès de la FGF ; – une fois les nouveaux membres susmentionnés nommés, s’assurer que l’élection du comité exécutif de la FGF puisse être menée conformément aux statuts et règlements applicables de la fédération.

Le comité de normalisation se composera d’un nombre opportun de membres, qui seront désignés conjointement par la FIFA et la CAF dès que possible. Tous ces membres feront l’objet d’un contrôle d’éligibilité mené par la Commission de Contrôle de la FIFA, conformément au Règlement de Gouvernance de la FIFA. Aucun d’entre eux ne sera éligible pour les postes à pourvoir lors des élections de la FGF, quelque soient les circonstances. Le mandat du comité de normalisation expirera au plus tard le 30 juin 2022.

Source : FIFA

Opposée aux Écureuils du Bénin de l’ancien coach du Syli Michel Dussuyer, la République Démocratique du Congo s’est qualifiée pour les barrages de la zone Afrique face au Bénin (2-0). Mais les Léopards risquent gros après cette victoire. En effet, le sélectionneur Hector Cuper de la RDC est sous la menace des règlements de la FIFA. Il aurait effectué quatre changements au cours du match en quatre salves différentes, au lieu des trois autorisés par la FIFA. Selon l’article 3 des Lois du jeu, « chaque équipe aura au maximum trois opportunités de procéder à des remplacements pendant le match ; en outre, ces remplacements pourront être effectués à la mi-temps. »
Les changements dans cette rencontre côté Congolais ont été effectués à la 63ème, 77ème, 84ème et 90ème minute.
Les Béninois auraient le droit de faire un recours auprès de la CAF, ce qui pourrait du coup disqualifier la RDC pour les barrages de la Coupe du monde.
Le Bénin occupait la tête du groupe J avant son déplacement en RDC.
Cette saison déjà, un scénario similaire s’était déroulé du côté de la Coupe d’Allemagne. En effet, Wolfsbourg avait effectué un sixième changement en prolongations, ce qui lui avait coûté une disqualification directe en Coupe d’Allemagne.

Les semaines dernières, une équipe d’inspection de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (structure organisatrice du championnat) a retenu la nouvelle infrastructure sportive pour accueillir quelques matchs du championnat.

Une mission d’inspection de la Fédération Guinéenne de Football a visité le stade Petit Sory et a recommandé de ne pas homologuer ce bijou. Il ressort qu’il y a des travaux annexes qui restent à faire pour que ledit stade puisse abriter des rencontres locales.

Dans son courrier, la FeguiFoot précise qu’elle a tenu compte des exigences et normes de la CAF.

Voici quelques manquements soulignés :

La longueur actuelle du stade est de 105 mètres au lieu de 100 mètres.

La largeur mesure 68 mètres au lieu de 64 mètres.

Le point de penalty fait 11,15 centimètres au lieu de 11,00 centimètres.

Le rond point central fait 9,30 centimètres au lieu de 9,15 centimètres.

La distance entre les buts fait 7,45 mètres au lieu de 7,32 mètres.

Les lignes blanches sont de 10 centimètres et non 12 centimètres.

Pas de licence du gazon synthétique approuvée par la FIFA.

Les zones d’échauffement derrière les buts ne sont pas aménagées.

Les bancs des remplaçants et des officiels sont en bois et non en moulés rembourrés mousses.

Les 6 mâts et les poteaux d’éclairages ne sont pas installés.

Nous y reviendrons…

La CAF a rendu publiques les combinaisons du troisième tour des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U-20 de la FIFA, Costa Rica 2022. Les matchs se joueront en décembre prochain sur l’ensemble du continent.

Le coup d’envoi des éliminatoires a été donné en août dernier avec l’engagement de 40 équipes à participer au voyage qui déterminera les deux représentants africains au tournoi mondial de l’an prochain.

Il ne reste plus que 16 équipes à l’issue du deuxième tour des qualifications qui s’est achevé la semaine dernière.

Ci-dessous le calendrier de la prochaine étape :

Matches aller (les 2, 3 et 4 décembre 2021)

Tanzanie vs Éthiopie

Afrique du Sud vs Ghana

Maroc vs Sénégal

Cameroun vs Nigéria

Botswana vs Ouganda

Zambie vs Congo

Burundi vs Gambie

Guinée vs Gabon

Matches retour (les 16, 17 et 18 décembre 2021)

Éthiopie vs Tanzanie

Ghana vs Afrique du Sud

Sénégal vs Maroc

Nigéria vs Cameroun

Ouganda vs Botswana

Congo vs Zambie

Gambie vs Burundi

Gabon vs Guinée

Source : CAF online

En raison de la haute qualité des infrastructures du royaume chérifien et de ses capacités logistiques et hôtelières qui répondent aux normes internationales, sept sélections africaines y disputeront leurs matchs de qualifications pour la Coupe du monde 2022, prévue au Qatar.

Il s’agit du Mali, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Burkina Faso, du Mozambique, de Djibouti et du Soudan, qui joueront dans les stades de Rabat, de Marrakech, d’Agadir, de Casablanca et de Tanger.

À cette occasion, ces cinq stades accueilleront du 6 au 12 octobre huit matchs comptant pour ces éliminatoires.

Dans ce registre, le complexe sportif Prince Moulaye Abdellah de Rabat abritera, le 9 octobre, le match Guinée/Soudan, alors que le Burkina et le Djibouti s’affronteront en aller et retour au Grand Stade de Marrakech, les 8 et 11 octobre.

De son côté, le Mali retrouvera le Kenya, le 7 octobre à Agadir, tandis que le Mozambique croisera le fer avec le Cameroun le 11 du même mois à Tanger.

En ce qui concerne la sélection marocaine, elle affrontera la Guinée Bissau le 6 octobre à Rabat, avant de rencontrer le 9 octobre la même formation au complexe sportif Mohammed V de Casablanca.

La rencontre Guinée/Maroc, comptant pour la 2ème journée et reportée en raison des circonstances sécuritaires en Guinée, se tiendra le 12 octobre au complexe sportif Prince Moulaye Abdellah de Rabat.

Décidément, la tenue dans le Royaume de ce grand nombre de matchs en une semaine traduit l’implication sincère du Maroc et son engagement sérieux dans
toutes les initiatives de solidarité vis-à-vis de ses frères africains. Elle reflète de plus les liens forts qu’entretient le Maroc avec les pays du continent, considéré comme une plateforme stratégique, un trait d’union entre les espaces européens et américains et un portail sur la Méditerranée et le Moyen Orient.

À rappeler que le Maroc est devenu une destination de prédilection pour les sélections africaines de football, qui y disputeront leurs matchs comptant pour les éliminatoires du Mondial 2022 prévu au Qatar, sur fond de décision prise conjointement par la FIFA et la CAF de ne pas homologuer plusieurs stades du continent pour non-conformité aux exigences de qualité et de sécurité.

En tout cas, quoi qu’on en dise, force est de reconnaître que le Maroc est un don pour l’Afrique !