À Porto Rico depuis plusieurs jours pour représenter la Guinée à la 70ème édition du concours Miss Monde, dont les activités ont déjà débuté, Saran Bah, fière de représenter son pays, était l’invitée de l’émission Les Grandes Gueules d’Espace FM. Plusieurs sujets ont été abordés, notamment ses activités, sa nomination à ce concours, le soutien des Guinéens, mais aussi ses sentiments si jamais elle était élue Miss Monde.

Saran Bah, dont la beauté intellectuelle et physique séduit unanimement, brandit le tricolore guinéen à l’international. Elle demeure fidèle à sa conviction selon laquelle la soutenir, c’est soutenir toute la Guinée. Elle a aussi répondu à la question de savoir ce que ça lui ferait d’être élue Miss Monde.

« Me soutenir, c’est soutenir la Guinée. Je précise qu’ici on ne m’appelle pas Saran, on m’appelle Guinée sur mon badge et ça fait toujours plaisir d’entendre le nom de mon pays…

Si je suis élue Miss Monde, ça me procurera un sentiment indescriptible parce que oui, je suis là, mais je ne le suis pas pour moi. Je le suis pour mon pays. Ce que je veux, c’est offrir une très bonne représentation de la femme noire africaine francophone, pour qu’on sache que la femme de l’Afrique francophone existe. C’est une façon pour moi de montrer aux jeunes de la Guinée que ce n’est pas que possible pour les autres, c’est possible pour nous également. Donc vraiment, avoir cette couronne de Miss Monde, ça veut tout dire parce que ce sera historique pour moi, et historique pour le pays…

Franchement, je ne saurais vous dire ce que ça me ferait mais ce qui est sûr c’est que ça ne sera que du positif. Ça sera une grande fierté et surtout un honneur d’être Miss Monde. J’espère pouvoir l’être grâce à Dieu et au soutien de tous. »

Elle a aussi profité de son temps d’antenne pour remercier tous les Guinéens pour le soutien et les appelle à continuer à voter sur l’application Mobstar.

Pour que Saran gagne, il faut encore beaucoup de votes dans ce challenge multimedia. La Guinée est déjà à la deuxième place, une première dans l’histoire du pays.

Depuis la mort tragique de la jeune fille guinéenne M’mah Sylla victime de viol, les hommages et condamnations se multiplient un peu partout en Guinée et d’ailleurs.

Devenue symbole des violences faites aux femmes, M’mah Sylla a été victime de viol par des médecins guinéens et ensuite été opérée par ces derniers pour la faire avorter. Elle est décédée le samedi 20 novembre 2021 à Tunis après avoir subi une 7ème opération.  Elle a rejoint sa dernière demeure ce mercredi 24 novembre 2021 à Conakry.

Azaya, le Messi de la musique guinéenne, a décidé de dénoncer et de réclamer que justice soit faite pour toutes les victimes de viols. Dans un extrait d’une nouvelle chanson qu’il a dévoilé, Azaya dit stop et tolérance zéro face au viol.

Être artiste, c’est aussi être la voix des sans voix.

Sur ce, je porte ma voix pour que JUSTICE soit faite pour toutes les victimes de viols en République de Guinée et partout dans le monde … 

STOP AUX VIOLS 
 TOLÉRANCE ZÉRO.
L’intégralité de la chanson sera disponible dans les jours qui suivent”, affirme Azaya

Découvrez l’extrait de cette chanson dans la vidéo ci-dessous.

Évoluant en Europe depuis plusieurs années, Moise Gaza a été nominé aux Best International Awards 2021 en Italie pour le prix du mérite avec une vingtaine d’autres artistes dans le but de promouvoir et de soutenir la culture. Les votes ont déjà débuté et la cérémonie de remise des trophées aura lieu le 30 décembre 2021.

Pour rappel, Moïse Gaza, de son vrai nom Moïse Barry, est un chanteur de dancehall. Résidant depuis quelques années en Europe, il a commencé la musique depuis 2014 et a enregistré plus de 20 singles, dont 5 featurings avec certains artistes guinéens.

Pour voter pour lui, l’artiste explique :

« La famille, voici comment voter, c’est pas difficile. Click sur cette photo où il y a mon nom et tu likes, tu commentes et tu partages juste la photo où il y a mon nom. Merci, c’est parti. »

Nous lui souhaitons bonne chance dans cette compétition internationale.

Invité dans l’émission Remue Ménage d’Espace TV, l’artiste du peuple Oudy 1er s’est aventuré sur plusieurs sujets qui font encore débat comme celui des artistes qui ont de l’argent et des voitures reçus des mains de l’ex-Président, de sa séparation avec son manager Salif Kouyaté, de l’affirmation de Koundou Waka mais aussi de sa désignation par certains artistes pour les représenter au CNT ou être Ministre de la Culture.

Alors que le nom du Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat est déjà connu, Oudy 1er a dévoilé quelques-uns des projets qu’il aurait lancés s’il avait été nommé Ministre. Confiant de son expérience dans la culture, l’artiste du peuple estime qu’il pourrait beaucoup apporter à ce secteur.

« Si aujourd’hui j’étais Ministre de la Culture et du Tourisme, je sais que je pourrais apporter beaucoup de choses au département. Par exemple, nous avons aujourd’hui le BGDA, que nous pouvons digitaliser comme dans d’autres pays. Nous avons le secteur du tourisme. Par exemple, nous pouvons créer une chaîne de télévision made in Guinea où nous promouvrons la musique guinéenne. Il y a beaucoup de programmes et je ne peux pas tous les étaler ici. Mais c’est pour vous dire que ce secteur-là est un secteur que je ne dirais pas que je maitrise à 100%, pour ne pas être très prétentieux, mais dont j’ai une certaine expérience à l’international mais aussi sur le plan national… »

Connu comme étant un proche du président de l’ancien régime, Oudy indique qu’il n’a jamais fait de démarches pour être ministre et qu’il a juste posé des actes et preuves pour vendre la culture guinéenne à l’international. C’est à l’issue de cela que certains artistes lui ont porté confiance et ont souhaité qu’il soit ministre.

« Je n’ai jamais fait de démarches pour être Ministre de la Culture. Nous savons tous en Guinée qui a fait quoi, qui peut faire quoi, qui a posé des actes concrets aux yeux du monde. Les artistes qui se sont livrés pour dire que franchement ils veulent Oudy l’ont fait par rapport à beaucoup de raisons telles que : Oudy est un rassembleur, il a pu avec ses maigres moyens payer un centre culturel qui réunit tout le monde. Pendant le confinement, vous avez vu que j’ai lancé des initiatives pour les artistes, pour une première fois en Guinée, comme La Nuit de la Guinée, où j’ai fait venir pratiquement toute la presse internationale

Donc ce sont ces actes qui ont fait que certains artistes se sont levés et ont dit qu’ils n’avaient jamais vu quelqu’un montrer des choses concrètes… Il y a LUNAMGUI, dont je suis le porte-parole et au sein duquel nos papas et mamans se sont battus pour la culture guinéenne depuis 1958. Vous pensez que toutes ces personnes peuvent se réunir pour me choisir moi, pour être leur représentant ou pour que je sois ministre, parce que tout simplement je m’appelle Oudy 1er ? Non, c’est un mérite. Ils voient comment je me comporte et les actes que je pose… ».

Dans son intervention, Oudy a aussi rappelé qu’il n’était pas déçu de ne pas avoir été nommé Ministre et que d’ailleurs il encourage et félicite Bill de Sam, l’actuel Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.

Dans Guinea Best Music, nous vous proposons quelques sorties musicales d’artistes guinéens.
La semaine passée, plusieurs artistes ont mis à la disposition de leurs fans des nouveautés. C’est le cas du groupe Instinct Killers en featuring avec  Flavour, Mousto Camara feat Kandia Kora, Zaga boy, Miss Kala Kala, Lil Kheitty, Singleton et Diop Souaré.
La collaboration tant attendue entre le groupe Instinct Killers et le célèbre artiste nigérian Flavour est enfin disponible. Il s’agit du clip vidéo intitulé I Care For You, qu’on vous invite à découvrir.

Après la sortie de son clip Move For Me il y a quelques semaines, le jeune artiste guinéen Lil Kheitty résidant aux Etats Unis revient avec du nouveau. Cette fois-ci, il a invité l’artiste Quise1 dans un nouveau clip intitulé U Deh One, réalisé au pays de l’oncle Sam et dans lequel les deux artistes unissent leurs voix et manient plusieurs langues telles que l’anglais, le français et le soussou.

Après son premier projet (Kortè) sorti il y a quelques mois, le jeune rappeur guinéen Diop Souaré résidant actuellement en France a dévoilé un nouveau single intitulé A Fetaye Woni qui veut dire en français “es-tu en train de devenir fou ?”.

Avec un style musical assez particulier, Zaga Boy vient de mettre à la disposition de ses fans un nouveau clip vidéo intitulé Amenageaki, qu’on vous invite à découvrir.

Trois mois après la sortie de son premier single intitulé Yaka, la rappeuse de la nouvelle génération, Miss Kala Kala revient avec un nouveau son intitulé Gbatchitchi. Découvrez le message qu’elle veut véhiculer.

Les célèbres artistes Mousto Camara et Kandia Kora ont collaboré dans un nouveau clip, N’validékhi.
En attendant le clip, l’artiste Singleton a dévoilé la version audio de son titre Rogbodo. Ce titre est un cadeau à ses fans en attendant son nouvel album qui sortira très prochainement, en 2022.

Un premier trophée pour sa première compétition internationale ! Le clip Kobolé du jeune artiste King Alasko a été sacré meilleur clip vidéo africain (Best African Vidéo) aux Afrima Awards 2021.

En plus de Djélikaba Bintou qui a raflé deux trophées à cette compétition, voici une autre source de fierté pour la musique guinéenne. Le clip Kobolé de King Alasko, extrait de son tout premier album Allah Nou Wali, a été un véritable succès. Il était en compétition avec Maitre Gim’s et Mohammed Ramadan avec le clip Ya Habibi, Diamond Platnumz et Koffi Olomidé avec Waah et tant d’autres artistes.

À rappeler que ce clip Kobolé du jeune King Alasko est une réalisation de Steven Awuku.

Très bonne nouvelle pour le public guinéen : l’artiste Djélikaba Bintou a raflé deux prix aux AFRIMA AWARDS 2021 du Nigéria dans deux catégories, Meilleure artiste féminine de l’Afrique de l’Ouest et Révélation africaine de l’année.

La patronne a gagné ces prix devant de nombreuses grandes artistes de la musique africaine comme Yemi Alade, Tiwa Savage ou encore Josey.

Le All Africa Music Awards (AFRIMA), une cérémonie qui récompense et célèbre les œuvres musicales, les talents et la créativité sur le continent africain tout en promouvant son patrimoine culturel.

Ce samedi 20 novembre 2021, l’Organisation Internationale pour les Migrations en Guinée a officiellement lancé l’édition 2021 du Festival International du Film sur la Migration (GMFF). Ce festival  se tiendra du 20 novembre au 18 décembre 2021 dans plusieurs préfectures de la Guinée avec des séances de projections cinématographiques, avec notamment des films guinéens à l’affiche.

Cette rencontre a été riche en échanges mettant l’accent sur la réussite locale et la sensibilisation contre la migration irrégulière à travers la projection de deux film guinéens, ‘’Une vie incertaine’’ et ‘’Au beau milieu de l’océan’’, ou encore des témoignages de migrants rentrés au pays.

« Aujourd’hui c’est l’ouverture du festival du cinéma pour la migration, une matinée vraiment riche pour partager des histoires et voir deux produits réalisés par des acteurs amateurs. Ils sont volontaires dans le cadre d’un programme que l’OIM met en œuvre avec ses partenaires nationaux afin de soutenir les jeunes qui sont passés par la migration et qui ont un talent pour s’exprimer dans les arts. Aujourd’hui, c’est du cinéma qu’on parle.

On a eu l’opportunité de projeter le film ‘’Au milieu de l’océan” produit par Jacques Kolié, un film qu’on a soutenu », a déclaré Mme Anna Fonceka, cheffe de mission de l’OIM en Guinée.

Durant un mois, 60 séances de projection de films auront lieu dans les villes de Conakry, Boké, Mamou, Labé, Kankan et Nzérékoré.

M. Luka, chargé de communication et des médias à l’OIM, revient sur l’objectif de ce festival.

« C’est un festival mondial et ouest-africain et l’idée est de véhiculer l’histoire de la migration à travers le cinéma. Aujourd’hui, on a souhaité faire un lancement à Conakry pour justement centraliser ce festival. Il y aura des dates à Boké, Mamou, Labé, Kankan et Nzérékoré et puis après à Conakry. L’objectif est de toucher les gens au sein même des communautés avec des histoires qui leur ressemblent… »

La rencontre a pris fin par la prestation d’un jeune migrant slameur qui a ébloui la foule présente à cette rencontre et, pour couronner le tout, par une photo de famille.

 

Kadiatou Baldé