Takana Zion : « Le petit Alasko fait du dancehall, il peut donc faire du reggae. C’est un excellent chanteur »

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Fidèle à ses convictions sociales, culturelles et spirituelles, Takana Zion, icône de la musique reggae, était l’invité de l’émission ‘’Thé ou Café’’ de nos confrères de Djoma TV, où il a abordé plusieurs actualités musicales.

Son dernier album «Human Supremacy” qui a été un succès, ses spectacles où il renouera avec le public français, comment faire pour se perfectionner dans la musique, ce qu’il faut pour que les artistes guinéens s’orientent vers le reggae et les quelques artistes guinéens qui pourraient bien faire du reggae : tels sont les sujets abordés lors de cet entretien.

Considéré comme l’un des meilleurs artistes guinéens voir même africains, comment Takana Zion s’y prend-il pour faire de la musique, viser l’excellence, passer des heures sur scène sans playback et être en harmonie avec son public ? Il répond :

« C’est le travail et la bénédiction. J’ai passé une très bonne partie de ma vie à travailler dans les studios tous les jours, en Guinée et ailleurs. Par jour, ça me prenait 5, 6, 7 voire 8 heures. Je chantais jusqu’à ce que les gens disent que ça suffisait comme ça… C’est très bien pour un artiste de travailler tout le temps. Ça l’aide à développer d’autres qualités que tout le monde ne peut pas forcément avoir… »

Sachant qu’en Guinée les artistes s’orientent peu dans le reggae, Takana donne quelques conseils pour réussir dans ce genre musical. Pour Mangana, il y a un manque de musiciens qualifiés dans ce domaine, ce qu’il faut rectifier. Il invite les artistes guinéens à éviter la facilité

« Pour faire du reggae, il faut que tu abandonnes toute autre sorte de musique et que tu ne fasses que ça au moins pendant un an, deux ans voire 5 ans sans arrêt. Après tu peux tourner partout dans le monde. En Guinée, il nous faut des musiciens qualifiés qui jouent du reggae. Il faut les faire venir ici pour des stages avec des gens qui ont déjà une base en matière de musique. 

Il faut qu’on habitue les artistes au live. Mais si le public même n’est pas dans le live, les gens vont préférer venir en playback. Tu viens, tu joues en playback, on te donne 40 millions : c’est très facile. Il ne faut pas qu’on habitue nos artistes à la facilité, il faut qu’on investisse dans les musiciens. »

Dans son intervention, il n’a pas hésité à reconnaître le talent de quelques artistes guinéens qui pourraient bien s’aventurer dans le reggae. Mais il précise que faire du reggae reste une conviction.

« Il y a des jeunes comme Royal Sanké qui font du bon reggae. Même Fish Killer peut chanter du reggae. À la base ce sont des gens qui ont appris la musique, la guitare, … Le petit Alasko fait du dancehall et le dancehall vient du reggae. Il peut faire du reggae, c’est un excellent chanteur. Banlieuz’art c’est pareil. Il en y a beaucoup. Maintenant, se dévouer au reggae et en faire sa musique principale, ça c’est autre chose. C’est une question de conviction»

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